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Dans ce blog je parlerai de politique mais aussi de tout ce que j'aime (littérature, musique, sports...). N'hésitez pas à laisser vos commentaires, à partager avec moi et les autres visiteurs de se site vos avis ! ! !

11 Aug

L'appel vibrant à l’union des forces populaires contre la menace fasciste par Maurice Thorez, 17 avril 1936, radio

Publié par Araveg

 

 

Ce n’est ni à Rome, ni à Berlin, ni dans aucune autre capitale étrangère et pas même à Moscou, pour laquelle nous ne dissimulons pas notre profond attachement, que se déterminera le destin de notre peuple ; c’est à Paris ! Le peuple de France répugne à l’esclavage et à la servitude, à la discipline du troupeau soumis à la dictature d’un seul qui parle au nom des maîtres capitalistes. Car, le fascisme, c’est en effet l’avilissement, l’anéantissement de l’individu, c’est l’impossibilité pour le savoir et le talent de donner leur pleine mesure dans le plein épanouissement de la liberté assurée à chacun et à tous, c’est le refoulement de tout esprit d’initiative et de progrès. Le fascisme, c’est aussi à l’extérieur, une politique d’aventures et de provocations. Le fascisme, c’est la guerre. (…) Hitler veut partager le monde en deux zones, l’une comprenant la race élue qui doit dominer, l’autre où seraient reléguées les races abâtardies et inférieures, destinées à subir le joug. En vérité, les États apparaissent divisés en deux camps. Dans l’un, sont les États du fascisme qui veulent déclencher une nouvelle guerre sous prétexte de manquer d’espace. Dans l’autre, les États où subsistent des institutions parlementaires et démocratiques qui sont en général et, au moins pour le moment, intéressés au statu quo, opposés à la guerre. Ce deuxième groupe est appuyé par l’Union soviétique. Il trouve aussi des appuis dans la classe ouvrière de tous les pays. Il possède des alliés parmi les populations malheureuses qui gémissent sous la dictature du fascisme. En revanche, Hitler peut se flatter du concours de ses agents, les chefs fascistes français. Ne voyons-nous pas à l’œuvre les La Rocque, les Taittinger, les Henriot et les Maurras ? (…) Le Parti communiste s’honore de n’obéir qu’à une préoccupation exclusive : servir la cause du peuple. Le Parti communiste s’honore de ne connaître qu’un seul mot d’ordre : unir. Nous avons travaillé avec passion à l’unité de la classe ouvrière, proposant et faisant heureusement accepter le pacte d’unité d’action qui nous lie à nos frères socialistes et nous conduit au parti unique de la classe ouvrière. Nous avons soutenu les efforts des syndicats et des militants unitaires et confédérés qui ont abouti à la reconstitution d’une seule CGT. Nous avons œuvré à l’unité entre les travailleurs des villes et des champs, entre les travailleurs manuels et intellectuels. Nous sommes heureux d’avoir propagé l’idée du Front populaire du travail de la liberté et de la paix, et de collaborer loyalement à une action commune avec les radicaux, les républicains et les démocrates. Nous avons travaillé à l’union de la jeunesse de France. Et maintenant, nous travaillons à l’union de la nation française contre les 200 familles et leurs mercenaires. Nous travaillons à la véritable réconciliation du peuple de France. Nous te tendons la main, catholique, ouvrier, employé, artisan, paysan, nous qui sommes des laïques, parce que tu es notre frère et que tu es comme nous, accablé par les mêmes soucis. Nous te tendons la main, volontaire national, ancien combattant devenu Croix-de-Feu, parce que tu es un fils de notre peuple que tu souffres comme nous du désordre et de la corruption, parce que tu veux comme nous éviter que le pays ne glisse à la ruine et à la catastrophe. Nous sommes le grand Parti communiste, aux militants dévoués et pauvres, dont les noms n’ont jamais été mêlés à aucun scandale et que la corruption ne peut atteindre. Nous sommes les partisans du plus pur et du plus noble idéal que puissent se proposer les hommes. Nous, communistes, qui avons réconcilié le drapeau tricolore de nos pères et le drapeau rouge de nos espérances, nous vous appelons tous, ouvriers, paysans et intellectuels, jeunes et vieux, hommes et femmes, vous tous, peuple de France, à lutter avec nous et à vous prononcer le 26 avril. Pour le bien-être, contre la misère, pour la liberté. Contre l’esclavage, pour la paix, contre la guerre. Nous vous appelons avec confiance à voter communiste. À voter pour la France forte, libre et heureuse que veulent et que feront les communistes.

 

 

 

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