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Dans ce blog je parlerai de politique mais aussi de tout ce que j'aime (littérature, musique, sports...). N'hésitez pas à laisser vos commentaires, à partager avec moi et les autres visiteurs de se site vos avis ! ! !

12 Apr

Ben Bella ou la Liberté de tout un peuple

Publié par Araveg

Fils de paysans marocains ayant émigré, Ben Bella est né à Maghnia dans l'Oranie, en Algérie, sa date de naissance n'est pas précise entre 1914 et 1916, mais l'historiographie du personnage retient 1916. Il fait ses études secondaires à Tlemcen.

Durant la Seconde Guerre mondiale, il combat dans l'armée française au sein du 5e régiment de tirailleurs marocains de la 2e division d'infanterie marocaine (2eDIM).

En 1944, il participe à la bataille du mont Cassin au sein du Corps expéditionnaire français commandé par le général Juin, puis aux campagnes de France et d'Allemagne au sein de la 1re armée du général de Lattre. Promu adjudant, il est cité quatre fois dont deux fois à l'ordre de l'Armée et décoré de la Médaille militaire par le général de Gaulle en avril 1944 en Italie.

Marqué par les massacres du 8 mai 1945, il adhère au PPAMTLD, de Messali Hadj. Il est ensuite élu conseiller municipal de sa ville en 1947. Membre de l'O.S. dirigée par Hocine Aït Ahmed avec Rabah Bitat, il participe au casse de la poste d'Oran de 1949 afin de financer le parti.

En mai 1950, il est arrêté à Alger, jugé coupable et condamné, deux ans plus tard, à sept ans de prison. Il s'évade en 1952 et se réfugie au Caire auprès d'Hocine Aït Ahmed et de Mohamed Khider avec qui il formera plus tard la délégation extérieure du Front de libération nationale (FLN).

Un des neuf chefs historiques du Comité révolutionnaire d'unité et d'action (CRUA), il est arrêté une deuxième fois lorsque est détourné l’avion qui le conduisait du Maroc à Tunis en compagnie de Mohamed BoudiafHocine Aït AhmedMohamed Khider et Mostefa Lacheraf.

Libéré en 1962 après son emprisonnement au Fort Liédot sur l'île d'Aix (France, département de la Charente-Maritime, tout proche du Fort Boyard), il participe au congrès de Tripoli où un différend l'oppose au GPRA. Après les accords d'Évian, il critique en effet la légitimité du gouvernement provisoire et se heurte à Mohamed Boudiaf et Belkacem qu'il élimine rapidement. Il rentre à Alger et, le 27 septembre 1962, est désigné président du Conseil. Il installe alors un pouvoir sans partage.

Ben Bella a pour objectif de construire un socialisme typiquement algérien (liens avec Cuba et la France à la fois) tout en épurant le parti, l'armée et l'administration lorsqu'il devient secrétaire général du bureau politique du FLN en avril 1963. Son dauphin désigné est alors le colonel Boumedienne. Après l'adoption d'une constitution, il se fait élire en septembre 1963 président d'une République très présidentielle et autoritaire, il réussit, dans la violence, à réduire les insurrections kabyles et les diverses oppositions politiques. Soutenu par l'Égypte et par Cuba, il s'engage dans la guerre des sables contre le Maroc. Il se rapproche des puissances communistes, Chine et U.R.S.S..

Partisan du panarabisme et admirateur du colonel Nasser, il entreprend une politique d'arabisation de l'enseignement et fait appel à des instituteurs égyptiens.

Il est renversé par le coup d'État de Boumedienne le 19 juin 1965, emprisonné jusqu'en juillet 1979, puis assigné à résidence jusqu'à sa libération en octobre1980. Durant cette période, il épouse Zohra Semalli, le couple adopte par la suite trois enfants.

Gracié par le président Chadli Bendjedid, il s'exile en Suisse à partir de l'année 1981. Il crée alors le Mouvement pour la démocratie en Algérie et se rapproche d'un autre « chef historique » exilé de la révolution algérienne, Hocine Aït Ahmed.

Il revient en Algérie le 27 septembre 1990. A cette époque, il soutient fermement le régime de Saddam Hussein et prone une alliance arabe contre l'agression américaine en Irak. « Les Algériens iront combattre, car là-bas ce sont les intérêts de tous les Arabes qui sont menacés et nous assistons à la naissance d'une croisade, une autre croisade lancée contre les peuples arabes ».

Il assiste à la prestation de serment du président Abdelaziz Bouteflika en 2009 et il prône pour la réconciliation avec les islamistes en Algérie.

Après son retour à Alger en 1990, il se retire de la vie politique et se consacre à des dossiers internationaux tel que la Palestine et l'Irak et rejoint lesaltermondialistes pour lutter contre "la mondialisation capitaliste".

En 2007,il est nommé président du groupe des sages de l'Union africaine. Par la suite, il devient membre du comité de parrainage du Tribunal Russell sur la Palestine dont les travaux ont commencé le 4 mars 2009.

Il meurt le 11 avril 2012, année du cinquantième anniversaire de l'indépendance de l'Algérie.

Charismatique et populaire, Ben Bella, aura tenté d'implanter le "socialisme autogestionnaire" après son arrivée au pouvoir en septembre 1962. Ben Bella voulait incarner aux côtés du Cubain Fidel Castro, de l'Egyptien Gamal Abdel Nasser, de l'Indien Nehru et du Chinois Mao Tsé-Toung la lutte "anti-impérialiste" et le "non-alignement" du Tiers-Monde émergent.

 

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