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Dans ce blog je parlerai de politique mais aussi de tout ce que j'aime (littérature, musique, sports...). N'hésitez pas à laisser vos commentaires, à partager avec moi et les autres visiteurs de se site vos avis ! ! !

19 Sep

Hugo Boss, un ami du régime nazis

Publié par Araveg

En 1931, Hugo Ferdinand Boss adhère au Parti Nazi. Il est le dessinateur-créateur des uniformes des S.A. et des S.S. De 1933 à la fin de la Seonce guerre mondiale en 1945, la société Hugo Boss contribue à la confection des uniformes militaires du Troisième Reich, notamment ceux des SS, des Jeunesses hitlériennes et de la Wehrmacht. Pour assurer sa production, elle a recours à de la main-d'œuvre de travailleurs forcés, français et polonais pour la plupart, ainsi qu'à des déportés en provenance de camps de concentration. L'entreprise de Hugo F. Boss compte 324 ouvriers en 1944. Après la guerre, Hugo Ferdinand Boss est déclaré « opportuniste du Troisième Reich », reçoit une lourde amende de 80 000 marks et est privé de ses droits civiques. À sa mort en 1948, la société passe aux mains de son gendre Eugen Holy.

Après la révélation du passé nazi du couturier par le Washington Post en 1997, le groupe a commandé à une historienne américaine, Elisabeth Timm, une étude sur les activités de la firme pendant la guerre et jusqu'à la fin des années 1990. En 2000, la société Hugo Boss a accepté de verser une somme de 500 000 livres sterlings au Fonds d'indemnisation des anciens travailleurs forcés, en compensation du travail effectué pendant la Seconde Guerre mondiale. L'entreprise financera également dans les années 2000, les travaux de Roman Köster, historien de l'économie de l'université de l'armée fédérale de Munich qui étudia le passé de l'entreprise de 1924 à 1945. Cette étude fera l'objet d'un ouvrage paru fin 2011 : Hugo Boss 1924-1945, L'histoire d'une usine d'habillement pendant la république de Weimar et le IIIe Reich. Ces travaux montrent que l'entreprise a été sauvée de la faillite en 1931 par un premier gros contrat du Parti nazi, qu'Hugo Boss avait adhéré à ce parti non par opportunisme mais par conviction mais qu'il n'était pas, comme la rumeur le prétendait aux États-Unis, le couturier préféré d'Hitler. L'étude indique que l'entreprise employa 140 travailleurs forcés, et 40 prisonniers de guerre français. Elle conclut que ses « travailleurs étaient plutôt mieux nourris et payés qu'ailleurs » mais note que 4 travailleurs forcés moururent pendant cette période de mort naturelle et une travailleuse polonaise se suicida. Hugo Boss publiera sur son site Internet « ses profonds regrets » auprès de ses travailleurs et prisonniers de guerre.


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