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Dans ce blog je parlerai de politique mais aussi de tout ce que j'aime (littérature, musique, sports...). N'hésitez pas à laisser vos commentaires, à partager avec moi et les autres visiteurs de se site vos avis ! ! !

30 Jun

Pour Céline..........

Publié par Araveg

1er juillet 1961 - 1er juillet 2011 : 50 ans que Louis-Ferdinand DESTOUCHES dit Céline (1894-1961) est mort.

Toujours cet homme aura eu la gène, la colère, la mauvaise foi aux trousses.

La publication de "Voyage au bout de la nuit" en 1932 suscite une vague d'indignation.

Puis viennent l'enfermement dans l'injure antisémite et le discours victimaire.

Une posture dont il ne se départira jamais.

Céline avait une volonté de rupture radicale.

Ses premiers écrits ressemblent à une variation sur la pulsion de mort.

Céline avait son apocalypse : ça a débuté comme ça, Place Clichy. Puis très vite dans les Flandres où il né à l'horreur et à la littérature avec "Voyage au bout de la nuit" et "Mort à crédité. Puis dans l'Europe en flammes de 1944-1945 où Céline, homme de destruction et de rupture, forge de nouveaux chefs-d'oeuvre "D'un château l'autre", "Nord", "Rigodon" ou "Guignol's Band".

Bardamu, le héros du Voyage est un conscrit, un homme qui jouit des femmes mais ne les aimes pas, un homme qui passe au milieu des autres sans les regarder, un alter ego.

Après l'échec de "Mort à crédit", la pose anarchiste ne tient plus. La subversion laisse place à un anticonformisme de façade. L'écrivain se trouve mis à nu par ses contradictions mêmes.

La fabrique de malheurs, l'écrivain la met lui-même en oeuvre avec les violents pamphlets antisémites non republiés depuis la guerre. Faut-il passer outre les pamphlets? Boycotter Céline au nom de sa part d'ombre?

"Voyage au bout de la nuit" porte en germe les furieux pamphlets antisémites car le roman se nourrit à la même source que "Bagatelles pour un massacre" : l'effondrement de 1914-1918. Outrancier, extravagant, grotesque, le ton de Céline pamphlétaire est celui d'un imprécateur fou. Il traduit une stupéfiante cécité, un indécrottable solitude.

Il fut pendant l'Occupation un des plus efficaces pousse-au-crime du régime en place, un compagnon de route certes turbulent mais dont les excés de langage ont joué un rôle non négligeable, sa gouaille servant de caution populacière aux vichystes bon chic bon genre et son humour prêtant à ses appels au lynchage un ton farcesque déculpabilisant. 

Accusé de trahison, Céline est condamné en 1950 à un an de prison et finalement amnistié en avril 1951. L'écrivain ne serait donc pas coupable? Est-il pour autant dégagé de toute responsabilité?

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